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L'Année du verre présentée au sénat

​2022 a été proclamée “Année internationale du Verre” par l’Organisation des Nations Unies. En France, cela se traduit par une volonté des acteurs du domaine du verre de partager ses vertus économiques, artistiques et environnementales au plus grand nombre.   C’est dans ce cadre et pour lancer cette nouvelle année qu’une conférence sur le sujet s’est tenue au Sénat le 11 février dernier .

La présentation au sénat

L'idée de cette rencontre était de présenter les apports de ce matériau à la société et aux générations à venir, qui en feront un des éléments centraux de l’architecture moderne.

  «  Le Monde du bâtiment représente 40 % des émissions de gaz à effet de serre. La première des solutions pour régler ce problème est de privilégier les produits verriers décarbonés » Emmanuel Normant

Saint-Gobain ne pouvait pas manquer une telle occasion de valoriser ce matériau qui fait sa renommée mondiale depuis plus de 350 ans. Les métiers du verre sont, en effet, au cœur de sa stratégie de développement avec un soutien apporté aux marchés de la laine de verre, de la fibre de verre et du verre plat.   Pour présenter les avancées du groupe en matière de développement durable, Emmanuel Normant est intervenu pour dévoiler les actions concrètes de Saint-Gobain en faveur de la production d’un verre bas carbone.

Parmi les chiffres avancés par le vice-président du groupe, le public a ainsi pu apprendre que les produits verriers Saint-Gobain permettent d’économiser jusqu’à 1,3 milliard de tonnes de CO2 dans l’utilisation d’un bâtiment. Des économies facilitées par les travaux de rénovation énergétique des bâtiments qui favorisent de plus en plus l’utilisation de vitrages. 

 

“ 1,3 milliard de tonnes de CO2 équivalent à l’émission annuelle des six pays du tournoi des 6 Nations. (France, Pays de Galles, Angleterre, Irlande, Ecosse, Italie) ” Emmanuel Normant.

La réglementation

Des réglementations visant à diminuer l’empreinte carbone du marché du bâtiment.  En misant sur le verre, et notamment son recyclage, Saint-Gobain compte atteindre la neutralité carbone d’ici 2050.

Tous les matériaux doivent répondre à des challenges différents. Le verre plat, bien qu’extrêmement durable, peut, quant à lui, encore augmenter son taux de recyclage en incorporant plus de verre en fin de vie dans la fabrication.  Cependant, comme a pu le rappeler Emmanuel Normant lors de cette conférence, 2/3 des émissions de gaz à effet de serre du marché du Bâtiment proviennent du chauffage et de la climatisation.

La RE 2020 pourrait contribuer à changer la donne dans la mesure où elle favorise la construction durable en intégrant de nouveaux indicateurs favorables à la décarbonation du secteur. Parmi ces indicateurs, on retrouve notamment :   

  • Le coefficient Bbio qui traduit le besoin en énergies (chauffage, refroidissement,  éclairage) d’un bâtiment pour rester à une température confortable, et ce indépendamment des systèmes énergétiques. Selon la RE 2020, sa nouvelle valeur maximale équivaut à une baisse de 20 à 30% des besoins par rapport à la RT 2012.  
  • Les consommations conventionnelles d’énergie primaire du bâtiment (CEP, CEPnr). Cet indicateur sert de garde-fou pour limiter les consommations d’énergies renouvelables. Avec la RE2020, on ajoute la ventilation et l’éclairage des parties communes du bâtiment à la CEP (consommation en énergie primaire).  
  • Le DH, nombre de degrés heure d’inconfort estival, qui mesure le confort de l’occupant en cas de forte chaleur. Il tient compte des températures intérieures supérieures à 28°C le jour et 26°C la nuit. 

Évolution de la RT2012, la RE 2020 entend favoriser l’utilisation de solutions passives pour les surchauffes estivales. C’est par exemple le cas de certains produits verriers à protection solaire qui contribuent à l’amélioration du confort été, tout en limitant l’utilisation de climatiseurs. Cette nouvelle réglementation, met aussi à jour un nouvel Indice Carbone Construction. Ce dernier désigne l’impact sur le changement climatique de tous les composants d’un bâtiment, et ce sur toute sa durée de vie. Le verre participe, bien entendu, à cette démarche en faveur d’un avenir plus propre. Les différentes innovations réalisées dans les produits verriers ont ainsi permis de fortement diminuer leurs émissions. Le développement du recyclage du verre en boucle fermée est un autre volet des démarches en matière de développement durable dans la filière du verre, et plus particulièrement chez Saint-Gobain.   

La loi AGEC

Les bienfaits de la loi AGEC évoqués Cet échange au Sénat a aussi été l’occasion de rappeler les bienfaits de la loi AGEC. Cette loi a notamment ouvert les portes vers la REP PMCB du Bâtiment qui sera prochainement mise en œuvre. Cette dernière réglementation élargit la responsabilité du producteur de produits ou de matériaux de construction dans le secteur du bâtiment.  

“ Ces deux dernières années, nous sommes passés de 90 tonnes de calcin réenfournées dans nos fours à 1 300 tonnes. ” Emmanuel Normant. 

Concernant la responsabilité de Saint-Gobain vis-à-vis de la production et la transformation de sa matière première, le verre, on peut retenir que la qualité du calcin (débris de verre obtenus à partir de vitrages en fin de vie) est essentielle pour la production de verre plat sans compromettre l’esthétique et la performance des produits. C’est pourquoi nous sommes vigilants sur l’application des normes de sécurité lorsque nous transformons des vitrages en calcin. Nous choisissons également des partenaires qualifiés dans leurs domaines respectifs afin de démanteler des fenêtres en fin de vie dans le respect de notre cahier des charges.   

Saint-Gobain contribue à la démarche de décarbonation du marché du Bâtiment  

Poursuivant ses efforts en matière de décarbonisation de sa production, le Groupe Saint-Gobain prévoit, dans son usine de verre plat d’Aniche, des tests grandeur nature de productions de verre à partir de 100% de calcin au mois de juin. Afin de compléter cette démarche, l’intégration d’une énergie décarbonée comme l’électricité ou le biogaz à grande échelle dans les usines de production de verre plat est une nécessité.

Saint-Gobain utilise, par exemple, la chaleur fatale de ses fours pour créer de l’électricité.  Ce type de démarche nous amène à penser que les équipes de Recherche et Développement Saint-Gobain peuvent fournir les clés du verre de demain, répondant aux enjeux environnementaux actuels mais aussi aux besoins des utilisateurs.  

Découvrez l’intervention complète d’Emmanuel Normant lors de la conférence l’Année du Verre au Sénat. 

Extraits - Saint-Gobain - Conférence de lancement Année du Verre 2022 ​