Environnement réglementaires
Retrouvez l'ensemble des éléments du cadre réglementaire des produits verriers : règles pour les ERP (sécurité incendie), RE2020 (énergie, carbone, confort d’été), exigences acoustiques (DnT,A,tr), sécurité des personnes (vitrages de sécurité, garde-corps), incendie (réaction/résistance au feu), parasismique et marquage CE. Les différentes normes sont disponibles en téléchargement.
GÉNÉRALITÉS
En France, la réglementation concernant la pose des produits verriers se révèle abondante, souvent complexe et disséminée dans de très nombreux textes. L’objectif de ce chapitre consiste davantage à attirer l’attention sur l’existence d’une réglementation en matière de produits verriers que de répondre aux problèmes liés à son application. Les services commerciaux et techniques de Saint-Gobain restent disponibles pour résoudre certains cas délicats. Ils seront parfois amenés à conseiller une demande d’accord auprès des OMV (Organismes de Mesures et de Vérification) : APAVE, CEBTP, CSTB, SOCOTEC, VERITAS, CTICM, etc.
RÉGLEMENTATION DES ÉTABLISSEMENTS RECEVANT DU PUBLIC
Outre les règles traditionnelles de construction, ces établissements doivent satisfaire aux dispositions de sécurité contre l’incendie. Ils sont classés en 5 catégories en fonction de l’effectif et en 22 types selon la nature de leur exploitation.
Établissements installés dans un bâtiment
J Structures d’accueil pour personnes âgées et personnes handicapées
L Salles d’auditions, de conférences, de réunions, de spectacles ou à usages multiples
M Magasins de vente, centres commerciaux
N Restaurants et débits de boissons
O Hôtels et pensions de famille
P Salles de danse et salles de jeux
R Établissements d’enseignement, colonies de vacances
S Bibliothèques, centres de documentation
T Salles d’expositions
U Établissements sanitaires
V Établissements de culte
W Administrations, banques, bureaux
X Établissements sportifs couverts
Y Musées (non codifiés à ce jour)
Établissements spéciaux
PA Établissements de plein air
CTS Chapiteaux, tentes
PS Parcs de stationnement couverts
GA Gares
OA Hôtels, restaurants d’altitude
EF Établissements flottants
REF Refuges de montagne
SG Structures gonflables
RÈGLES DE SÉCURITÉ DU CCH
R 123-13 - Certains établissements peuvent, en raison de leur conception ou de leur disposition particulière, donner lieu à des prescriptions exceptionnelles soit en aggravation, soit en atténuation. Dans ce dernier cas, des mesures spéciales destinées à compenser les atténuations aux règles de sécurité auxquelles il aura été dérogé peuvent être imposées. Des mesures spéciales destinées à assurer la sécurité des voisins peuvent également être imposées
Ces prescriptions et ces mesures sont décidées soit par l’autorité chargée de la délivrance du permis de construire lorsque la décision est prise au moment de cette délivrance, soit par l’autorité de police dans les autres cas. Elles sont prises après avis de la commission de sécurité compétente mentionnée aux articles R 123-34 (1) et R 123-38 (2). Toutefois, les atténuations aux dispositions du règlement de sécurité ne peuvent être décidées que sur avis conforme de la commission consultative départementale de la protection civile.
1. Commission consultative départementale de la protection civile. 2. Commission de sécurité d’arrondissement (ou commissions communales ou intercommunales).
PROCÉDURE D’ADAPTATION
• Art. GN4 (arrêté du 25/06/1980)
1. Les dispositions prises en application de l’article R 123-13 du Code de la construction et de l’habitation ne peuvent avoir pour effet de diminuer le niveau de sécurité des personnes assuré par le respect des mesures réglementaires de prévention.
2. Le permis de construire ou l’autorisation de travaux doit mentionner les dispositions exceptionnelles approuvées par l’autorité compétente. À cet effet, chaque disposition envisagée en atténuation doit faire l’objet, de la part du constructeur, d’une demande écrite comportant les justifications aux atténuations sollicitées et, le cas échéant, les mesures nécessaires pour les compenser.
Les atténuations peuvent en particulier porter sur le comportement au feu des matériaux et des éléments de construction et les compensations consistant notamment en moyens d’évacuation supplémentaires.
Les contraintes qui s’appliquent aux établissements recevant du public doivent être prises en compte de la façon suivante :
a) Pour les ERP relevant encore de l’arrêté du 23.03.65 (c’est-à-dire les anciens non réaménagés) : Art. CO 17 (arrêté du 23.03.65)
Un garde-corps peut être demandé à l’extérieur, autour des châssis éclairant l’établissement. Des grillages métalliques à mailles de 30 mm maximum doivent être installés sous les châssis dont le vitrage est susceptible de se rompre et de blesser le public.
b) Pour les nouveaux ERP à équiper conformément aux dispositions de l’arrêté du 25.06.80 : Art. CO 18 § 2 (arrêté du 25.06.80)
Des dispositions doivent être prévues pour éviter la chute d’éléments verriers de couverture sur le public.
En cas d’incendie, ce but peut être atteint :
- soit par des vitrages en verre armé, verre trempé ou verre feuilleté conformes à la norme française NF B 32-500 et posés dans les conditions prévues dans le DTU 39 1/39.4 (actuel NF DTU 39) pour les vitrages devant rester en place au début de l’incendie pendant l’évacuation du public ;
- soit en disposant sous les vitrages en verre mince un grillage métallique à mailles de 30 mm maximum.
• Art. CO 20 § 1 (arrêté du 25.06.80)
Les revêtements extérieurs de façade, les éléments d’occultation des baies, les menuiseries, les éléments transparents des fenêtres, ainsi que les garde-corps et leurs retours, doivent être en matériaux de la catégorie D-S1, d0 (mais C, s’il n’est pas prévu d’obstacle au passage du feu d’un étage à l’autre).
Quelques règles applicables aux produits verriers :
Accessibilité des services de sécurité incendie Les établissements recevant du public doivent satisfaire aux conditions fixées par l’art. CO 3 de l’arrêté du 25.06.1980 :
- une ou plusieurs façades accessibles desservies par une voie ou un espace libre,
- les façades aveugles ou munies de châssis fixes doivent être équipées de baies accessibles (H x L = 1,80 x 0,90 m minimum) distantes de 10 à 20 m au même niveau et de 4 m en projection horizontale, par rapport aux baies de même type des autres niveaux ;
- les panneaux ou châssis doivent pouvoir s’ouvrir et demeurer toujours accessibles. Ils sont aisément repérables de l’extérieur par les services de secours.
Cloisonnement et baies d’éclairage
Pas d’exigence de résistance au feu pour les éléments verriers des baies des locaux ouvrant sur une circulation à l’air libre lorsque les parties vitrées se situent au-dessus d’une allège d’une hauteur minimum de 1 m présentant une résistance au feu (E ou EI) en rapport avec le degré de stabilité au feu de la structure du bâtiment (SF 30 à SF 90).
THERMIQUE
Lutter contre le changement climatique et s’y adapter.
Comme la règlementation thermique précédente RT 2012, la nouvelle réglementation RE 2020 s’applique lors de la construction de bâtiments neufs. Elle associe pour la première fois, des exigences énergétiques et environnementales et répond ainsi à trois objectifs :
CALENDRIER DE MISE EN APPLICATION
- Sobriété énergétique et décarbonation de l’énergie
Poursuivre l’amélioration de la performance énergétique des bâtiments neufs et favoriser l’utilisation d’énergies renouvelables et moins carbonées.
- Réduction de l’impact des bâtiments sur le réchauffement climatique, dès leur construction
Diminuer l’empreinte carbone sur le cycle de vie des bâtiments, y compris dans la phase de construction.
- Prise en compte du confort des utilisateurs en cas de fortes chaleurs
Les épisodes caniculaires étant de plus en plus fréquents, assurer le confort d’été dans les bâtiments.
INDICATEURS RÈGLEMENTAIRES
Six indicateurs règlementaires ont été définis pour lesquels des valeurs seuils à ne pas dépasser ont été fixées. Les seuils ont été modulés en fonction de différents paramètres :
- localisation géographique : zone climatique et altitude ;
- caractéristiques du projet : surface habitable ou utile, présence de combles aménagées ou de parking ;
- environnement du projet : zone de bruit. Parmi les indicateurs règlementaires, quatre sont nouveaux : Cep nr, Ic construction, Ic énergie et DH, et deux ont été renforcés :
Bbio et Cep. Chacun contribue aux objectifs de la RE2020 en termes de sobriété énergétique, d’impact carbone et de confort des utilisateurs en cas de forte chaleur. Par leur définition, les indicateurs peuvent avoir un impact sur plusieurs objectifs et sont en partie interdépendants. Par exemple, la consommation en énergie primaire Cep a un impact sur la sobriété énergétique mais aussi sur les émissions de gaz à effet de serre dues aux consommations d’énergie au cours de la vie du bâtiment. Nous avons classifié les indicateurs selon leur principal effet.
Efficacité énergétique : 3 indicateurs
BBIO – BESOINS EN ÉNERGIE D’UN BÂTIMENT
Le Bbio traduit le besoin en énergie pour le chauffage, le refroidissement et l’éclairage. Il rend compte de la bonne conception de l’enveloppe du bâtiment, sans tenir compte du choix des équipements et de leur efficacité énergétique. Dans la RE2020, le besoin en refroidissement est systématiquement calculé même si le bâtiment n’est pas climatisé. Les exigences ont également été renforcées avec un Bbiomax réduit d’environ 30% en moyenne par rapport à la RT 2012.
CEP - CONSOMMATION EN ÉNERGIE PRIMAIRE
Le Cep comptabilise toutes les consommations en énergie primaire nécessaire au chauffage, au refroidissement, à l’éclairage, à la ventilation à la production d’eau chaude, etc. Il est très dépendant de l’efficacité énergétique des équipements sélectionnés. Dans la RE 2020, si le bâtiment n’est pas climatisé, un forfait « refroidissement » est quand même comptabilisé dans le calcul du Cep. Le Cep inclut également les consommations d’énergie liées aux déplacements dans le bâtiment comme les ascenseurs, par exemple, ainsi que les consommations réalisées dans la parcelle comme l’éclairage des parkings ou des zones extérieures, par exemple.
CEP, NR - CONSOMMATION EN ÉNERGIE PRIMAIRE NON RENOUVELABLE
Ce nouvel indicateur vient renforcer les exigences sur le Cep. Il tend à limiter l’utilisation des énergies fossiles et à favoriser l’utilisation d’énergie renouvelable moins carbonée.
Confort d’été : 1 indicateur
DH - DEGRÉS HEURES D’INCONFORT ESTIVAL
Le DH est un nouvel indicateur. Il rend compte de la durée et de l’intensité de l’inconfort ressenti par fortes chaleurs ; Dans la RE 2020, cet indicateur ne doit pas dépasser, dans les cas standards 1250 DH
Empreinte carbone : 2 indicateurs
IC ÉNERGIE – EMISSIONS DE GAZ À EFFET DE SERRE DUES AUX CONSOMMATIONS D’ÉNERGIE
Ce nouvel indicateur mesure l’impact sur le changement climatique de la consommation d’énergie au cours de la vie du bâtiment. Il est directement lié aux consommations en énergie primaire et à la teneur en carbone de l’énergie utilisée : bois, gaz, électricité…
IC CONSTRUCTION – EMISSIONS DE GAZ À EFFET DE SERRE DES MATÉRIAUX ET ÉQUIPEMENTS COMPOSANTS LE BÂTIMENT OU UTILISÉS SUR LE CHANTIER
Ce nouvel indicateur mesure l’impact sur le changement climatique de la fabrication, du transport, de l’installation et de la maintenance de tous les matériaux et équipements employés sur l’ensemble du cycle de vie du bâtiment : construction, utilisation et déconstruction ou démolition. Les données indispensables pour le calcul de ce nouvel indicateur doivent être issues de Fiches de Déclarations Environnementales et Sanitaires (FDES) publiées sur le site INIES (www.Inies.fr) et vérifiée par une tierce partie.
Focus sur le vitrage
Comme pour la RT 2012, le choix des vitrages adaptés au projet contribue, pour le bâtiment, à passer les seuils règlementaires de la nouvelle règlementation RE 2020. Pour évaluer les indicateurs traduisant l’efficacité énergétique du bâtiment, Bbio, Cep et Cep nr, le choix des vitrages se base sur trois caractéristiques essentielles :
• L’isolation thermique Ug et les apports solaires, facteur solaire g, qui modifient les besoins et les consommations dues au chauffage et au refroidissement
• Les apports en lumière naturelle : transmission lumineuse Tl (%) qui permet de réduire les consommations d’énergie dues à l’éclairage artificiel. Chacune de ces caractéristiques peut être calculée directement sur notre site, CALUMEN LIVE, accessible à tous gratuitement, pour toutes les compositions de vitrages isolants. Le site : https://calumenlive.com/fr/home Le nombre d’heure d’inconfort en été, DH sera quant à lui diminué avec un facteur solaire du vitrage plus faible. Enfin, pour les indicateurs carbone, Ic énergie et Ic construction : • Ic énergie est directement dépendant de la consommation en énergie primaire, elle-même, dépendante des caractéristiques des vitrages. • Ic construction est calculé à partir des données issues des FDES. Saint-Gobain Glass France a publié sur le site INIES plusieurs dizaines de FDES qui couvrent la grande majorité des vitrages isolants fabriqués par nos sites de transformation de verre plat.
ACOUSTIQUE
CONSÉQUENCES CONCRÈTES DES RÉGLEMENTATIONS
La mise en œuvre de la loi n° 92-1444 du 31/12/1992 relative à la lutte contre le bruit, et les décrets et arrêtés qui en découlent, ont de multiples répercussions dans le domaine de la construction :
• une obligation pour les préfets de classer les voies de transports terrestres (circulation routière ou ferroviaire) en fonction de leur niveau de bruit ;
• une action de rattrapage des points noirs au voisinage des voies bruyantes existantes, financée par les pouvoirs publics ;
• des actions de soutien aux riverains des grands aéroports (Roissy, Orly, Lyon, Nice, Marseille, Toulouse), avec des aides publiques importantes ;
• une réglementation pour le logement neuf, applicable depuis le 1er janvier 1996 qui impose : - un isolement minimal en façade DnT,A,tr de 30 dB, - des isolements de 35, 38, 42 ou 45 dB, selon l’exposition des façades au bruit des transports terrestres ;
• des obligations d’isolement acoustique pour les bâtiments d’enseignement, de santé ou encore les hôtels.
NIVEAU D’ISOLEMENT ACOUSTIQUE EN FAÇADE DNT,A,TR
L’exigence réglementaire en façade est exprimée en niveau d’isolement acoustique DnT,A,tr. Il est mesuré in situ. L’isolement acoustique normalisé DnT,A,tr d’une façade dépend :
• de la profondeur du local de réception ; • de l’indice d’affaiblissement acoustique R1 de la partie opaque de la façade :
• de l’indice d’affaiblissement acoustique R2 de la partie vitrée (fenêtre) ;
• des surfaces S1 et S2 correspondantes ;
• de l’isolement acoustique DnT,A,tr des bouches d’entrée d’air ;
• de la qualité de la mise en œuvre (étanchéité en particulier) ;
• des transmissions latérales, surtout pour les isolements élevés > 35 dB. C’est toujours la partie la moins performante qui fait plafonner l’isolement de l’ensemble. Des logiciels conçus à partir de la norme EN ISO 12354-3 permettent de prévoir l’isolement acoustique des façades à partir des performances acoustiques des produits. Il reviendra aux maîtres d’œuvre d’évaluer les aléas de chantiers qui ne peuvent pas être supérieurs à 3 dB. En effet, sur un chantier, une tolérance de mesure de 3 dB est acceptée.
Extraits de l’Arrêté du 30 juin 1999 relatif aux caractéristiques acoustiques des bâtiments d’habitation
Art. 7 - L’isolement acoustique standardisé pondéré, DnT,A,tr, des pièces principales et cuisines contre les bruits de l’espace extérieur doit être au minimum de 30 décibels, DnT,A,tr étant défini dans l’article 6 de l’arrêté prévu par l’article 9 du présent arrêté. Art. 8 - Les limites énoncées dans les articles 2 et 4 à 7 du présent arrêté s’entendent pour des locaux de réception ayant une durée de réverbération de référence de 0,5 seconde à toutes fréquences.
Art. 10 - Pour les surélévations et additions, on distingue : • celles qui constituent un logement, ou un ensemble assimilé à un logement, et qui sont traitées comme tel ; • celles qui constituent l’agrandissement d’un logement, ou d’un ensemble assimilé à un logement, et pour lesquelles seules les dispositions de l’article 7 s’appliquent.
Art. 11 - Les dispositions du présent arrêté sont applicables à tout bâtiment d’habitation ayant fait l’objet d’une demande de permis de construire ou d’une déclaration de travaux relative aux surélévations de bâtiments d’habitation anciens et aux additions à de tels bâtiments d’habitation, déposée à compter du 1er janvier 2000. Art. 12 - L’arrêté du 28 octobre 1994 relatif aux caractéristiques acoustiques des bâtiments d’habitation est abrogé à la date d’entrée en vigueur des dispositions du présent arrêté.
PERFORMANCES ACOUSTIQUES DES VITRAGES
INDICE R D’UN VITRAGE
Cet indice mesure l’affaiblissement acoustique du vitrage seul. Afin de faciliter la prescription, une certification des performances acoustiques des doubles vitrages a été mise en place par CEKAL, organisme certificateur des vitrages isolants.
Six classes de performances ont été identifiées :
Classe AR
| I | II | III | IV | V | VI |
| 25 | 28 | 30 | 33 | 35 | 37 |
Indice RA,tr minimum du vitrage
Performances des doubles vitrages vis-à-vis des isolements de façades recherchés (tableau indicatif, valeurs exprimées en dB).
| Composition | RA,tr | RA,tr fenêtre | DnT,A,tr façade | ||||||
| vitrage | mini | moyen | maxi | 30 | 35 | 38 | 42 | 45 | |
| 4 (12) 4 | 27 | 27 | 28 | 30 | Possible | non | non | non | non |
| 4 (12) 6 | 29 | 29 | 31 | 33 | oui | possible | non | non | non |
| 4 (10) 10 | 32 | 31 | 33 | 35 | oui | possible | possible | non | non |
| 8 (12) 44.1 avec STADIP® SILENCE | 35 | 35 | 37 | 38 | oui | oui | possible | possible | non |
| 10 (12) 44.1 avec STADIP® SILENCE | 37 | 37 | 38 | 40 | oui | oui | oui | possible | non |
| 64.2 (20) 44.2 avec STADIP® SILENCE | 40 | 40 | 41 | 43 | oui | oui | oui | oui | possible |
Transmission des sons par le vitrage
Pour un vitrage simple, elle dépend de la masse et de la rigidité, donc de l’épaisseur. Pour un double vitrage, elle dépend en plus de la résonance « masse-air-masse » de la double paroi. La norme NF EN ISO 717-1 établit la définition de l’indice d’affaiblissement acoustique des vitrages (indice RW, termes d’adaptation C et Ctr). Un indice RA,tr est obtenu en faisant la somme du RW et du Ctr. L’indice RW, seul, n’est pas réglementaire en France. Des différences minimes peuvent apparaître entre les valeurs calculées avec ces nouvelles normes et celles publiées précédemment.
SENS DE POSE
La performance acoustique n’est pas influencée par le sens de pose du vitrage.
Extraits de l’Arrêté du 30 juin 1999 relatif aux modalités d’application de la réglementation acoustique
Art. 1er - Pour l’application des articles 2 et 4 à 7 de l’arrêté du 30 juin 1999 susvisé, les mesures sont effectuées dans les locaux normalement meublés, les portes et fenêtres étant fermées. La méthode de contrôle à utiliser pour ces mesures est celle définie dans la norme NF S 31-057.
Art. 6 - Pour l’application de l’article 7 de l’arrêté du 30 juin 1999 susvisé, l’isolement acoustique standardisé pondéré DnT, A,tr contre les bruits de l’espace extérieur est évalué selon la norme NF EN ISO 717-1 (classement français NF S 31-032-1) comme étant égal à la somme de l’isolement acoustique standardisé pondéré Dn, T, W et du terme d’adaptation Ctr. Art. 7 - La valeur de l mentionnée à l’article 9 de l’arrêté du 30 juin 1999 susvisé est fixée à 3 décibels pour les bruits aériens et les bruits de choc, et à 3 décibels (A) pour les bruits d’équipement.
SÉCURITÉ
VITRAGE DE SÉCURITÉ
Un vitrage est dit de « sécurité » lorsque son procédé de fabrication ou son assemblage permet de réduire la probabilité de sinistre par choc, par déformation ou par incendie :
- vitrages trempés relevant de la EN 12150 ;
- vitrages feuilletés relevant de la EN 12543-2 ;
- vitrages armés relevant de la EN 572-3 et 6. La norme EN 12600 évalue les produits par test à l’impact afin de valider leur degré d’aptitude à la fonction de sécurité.
Suivant la nature et le degré de sécurité recherchés en fonction de l’utilisation, des contraintes et des dangers, il est indiqué ci-après les principales précautions à prendre et les différents types et références à prévoir sous réserve, naturellement, que la composition réponde aux exigences notamment au regard des charges climatiques et thermiques.
REMARQUE POUR LES VITRES TREMPÉES
Le risque de rupture spontanée des vitrages trempés ne peut être exclu. Au regard de la stabilité de l’ouvrage, de la conservation du clos et de la sécurité des usagers, les conséquences de ce risque doivent être appréciées au cas par cas. Bien que le risque de rupture puisse être amoindri par le traitement Heat Soak Test, la pose en toiture d’un vitrage monolithique doit respecter la norme NF DTU 39.
Caractéristiques des vitrages de sécurité
| Vitrage de sécurité trempé | • Résistance 5 fois plus grande que celle d’un verre non trempé. |
| • Découpe et façonnage impossibles après trempe (sauf dépolissage par sablage à des fins décoratives). | |
| • Résistance aux contraintes thermiques. • En cas de bris, fragmentation en petits morceaux. | |
| • Mise en œuvre possible à l’aide de pièces métalliques montées par serrage. | |
| Vitrage feuilleté STADIP® et STADIP® PROTECT VETROGARD, POLYGARD | • Amélioration de la résistance à la perforation en cas de choc. |
| • Découpe et façonnage possibles. | |
| • Adhérence du verre sur l’intercalaire plastique en cas de bris. | |
| • Performance acoustique améliorée. | |
| • Compositions diverses permettant tous les degrés de protection jusqu’à la protection pare-balles. | |
| Verre armé DECORGLASS® | • En cas de bris, retenue du verre par le treillis métallique. • Découpe et façonnage possibles. |
PROTECTION EN CAS DE HEURTS ACCIDENTELS (FD DTU 39 PS § 5)
D’une façon générale, lorsqu’il est souhaité seulement que les vitrages posés dans les châssis ne soient pas dangereux en cas de bris, on pourra utiliser soit :
- des vitrages armés DECORGLASS® ARMÉ (surface ≤ 0,5 m2 ) classés 3A3 selon la EN 12600 ;
- des vitrages de sécurité trempés thermiquement de type SECURIT® ou classés 1C3 selon la EN 12600 ;
- des vitrages feuilletés STADIP® classé au moins 2B2 selon la EN 12600 avec les réserves suivantes :
PORTES VITRÉES, PORTESFENÊTRES ET PARTIES FIXES ATTENANTES
Dans les établissements recevant du public (ERP), les locaux relevant du Code du travail et les parties communes des bâtiments d’habitation, les portes situées en travers des axes de circulation et les portes des locaux donnant sur une circulation, sur un autre local, sur une aire extérieure (balcons, terrasses, etc.) ou sur l’extérieur, devront être en vitrage de sécurité. Les parties vitrées attenantes des portes donnant sur un local dont l’effectif est supérieur à 19 personnes ainsi qu’à celles des portes et portes-fenêtres des accès aux aires extérieures de surface supérieure à 5 m2 (balcons, terrasses, etc.) devront également être en vitrage de sécurité. Cette exigence s’applique sur la hauteur de la porte ou de la porte-fenêtre et sur une longueur au moins égale à la largeur de l’ouverture de la porte ou porte-fenêtre et dans la limite de 1,50 m. De plus, dans les circulations principales et sans dispositif destiné à limiter les risques de chocs particuliers (chariots, etc.), les vitrages dont la partie basse est à moins de 1 m du sol fini devront être en verre de sécurité.
Dans la pratique, compte tenu des efforts auxquels ils sont habituellement soumis, on adopte les références minimales suivantes :
- oculus situés à plus de 1,10 m du sol : STADIP® 33.1 ou vitrage de sécurité trempé thermiquement de type SECURIT® 4 mm,
- oculus dont la partie basse est à moins de 1,10 m du sol :
- STADIP® PROTECT 33.2 ou vitrage de sécurité trempé thermiquement de type SECURIT® 5 mm lorsque le vitrage a fait moins de 1,30 m2 ,
- STADIP® PROTECT 44.2 ou vitrage de sécurité trempé thermiquement de type SECURIT® 6 mm lorsque le vitrage a fait plus de 1,30 m2 .
Un vitrage armé en épaisseur minimum de 6 mm est admis pour une surface inférieure ou égale à 0,5 m2 . Dans le cas d’utilisation de doubles vitrages, les faces extérieure et intérieure doivent être en produits de sécurité tel que précédemment cité.
AUTRES VITRAGES DES PARTIES COMMUNES DES LOCAUX D’HABITATION
Les prescriptions ci-dessus sont également applicables aux autres vitrages fixes utilisés dans les parties communes des locaux d’habitation dont la partie basse est à moins de 1,25 m du sol et qui ne seraient pas protégés sur leurs faces accessibles par un dispositif permettant le nettoyage et le remplacement du vitrage constitué par un barreaudage, une grille ou un grillage rigide présentant des vides de 0,11 m de largeur maximale (FD DTU 39 P5).
VITRAGES AVEC BORD ACCESSIBLE
Lorsqu’un vitrage comporte une ou plusieurs arêtes accessibles, celles-ci doivent :
- dans le cas d’un verre recuit ou armé, être protégés :
- soit par un stabilisateur recuit ou par un contreventement en verre trempé, disposé perpendiculairement au verre principal,
- soit par un profilé de quelle que nature que ce soit couvrant le chant sur toute la hauteur ;
- dans le cas des verres trempés et/ou feuilletés, être protégés comme ci-dessus, ou recevoir un façonnage du type JPI, JPP ou joint arrondi.
VITRAGES POUR SÉPARATION DE BALCON
Pour les séparations de balcon, prévoir des vitrages de sécurité. Dans le cas des bâtiments d’habitation, lorsque les balcons servent de circulation accessible aux services de secours, les séparations de balcon doivent être en verre trempé SECURIT®.
VITRAGES DES CONSTRUCTIONS SCOLAIRES
D’une façon générale, tous les vitrages susceptibles d’être touchés par des enfants au cours de leurs jeux ou bousculades doivent être des vitrages de sécurité, de préférence STADIP®, ou des vitrages de sécurité trempés thermiquement. Il en est de même pour les vitrages pouvant être cassés lors de jeux (ballons, etc.) et dont les débris peuvent tomber sur les enfants.
VITRAGES DES SALLES DE SPORT, DES GYMNASES, DES PISCINES, ETC.
L’aménagement de ces locaux doit satisfaire :
- aux dispositions prévues pour les établissements recevant du public de type X ;
- à l’arrêté du 4 juin 1982. L’aménagement de ces locaux fait l’objet d’études du Secrétariat à la Jeunesse et aux Sports. D’une façon générale, jusqu’à une hauteur de 2 m, seuls les vitrages de sécurité trempés thermiquement de type SECURIT® ou STADIP® sont admis.
VISUALISATION DES VITRAGES À L’INTÉRIEUR DES ÉTABLISSEMENTS RECEVANT DU PUBLIC
Suivant l’article CO 46 de l’arrêté du 23/03/1965, il est interdit de disposer des verres susceptibles de tromper le public sur la direction des sorties et des escaliers (1er).
Les articles CO 43 à CO 48 de l’arrêté du 25/06/1980 traitent du même sujet pour les établissements relevant de cet arrêté. La FD DTU 39 P5 § 5.2.3 précise les conditions dans lesquelles cette visualisation devra être réalisée. Des dispositions identiques sont applicables, quant aux moyens de visualisation, aux parties communes des bâtiments d’habitation.
VITRAGES DANS DES ENDROITS GLISSANTS
Dans les endroits glissants (piscine, salle de douche, proximité de baignoire, etc.), les vitrages devront être du type STADIP® ou des vitrages de sécurité trempés thermiquement de type SECURIT® en fonction des autres contraintes auxquelles ils seront soumis.
RAPPEL DES RÈGLEMENTS OU RECOMMANDATIONS SPÉCIFIQUES
Certains types de bâtiments font l’objet de règlements et de recommandations officielles spécifiques en ce qui concerne les vitrages de façades ou de cloisons. Ce sont : les vitrages des bâtiments d’enseignement donnant sur des circulations ou lieux de rassemblement intérieurs ou extérieurs ;
- les vitrages des locaux sportifs avec ou sans jeux de ballons ; • les vitrages des immeubles de grande hauteur (IGH) (article GH 12 du Règlement du 18 octobre 1977 modifié par l’arrêté du 22 octobre 1982 [comportement au feu des façades]) ;
- les vitrages extérieurs de toiture et vitrages de plafond (NF DTU 39)
PROTECTION CONTRE LE RISQUE DE BLESSURES EN CAS DE CHUTE DE MORCEAUX DE VERRE
Sont concernés les vitrages placés, en permanence, en position horizontale ou inclinée de plus de 5° par rapport à la verticale lorsqu’ils sont situés à l’aplomb d’une zone d’activité.
Cette protection peut être apportée par :
• des vitrages armés DECORGLASS® ARMÉ, classés 3A3 selon la EN 12600, avec une distance entre appuis limitée à 0,60 m ;
• des vitrages feuilletés STADIP® classés au moins 2B2 selon la EN 12600 ;
Composition des vitrages isolants inclinés
| Composant inférieur | Composant supérieur |
| Verre feuilleté STADIP® | Verre recuit (PLANICLEAR®, DIAMANT®, etc.) |
| Verre durci | |
| Verre trempé type SECURIT®* | |
| Verre feuilleté STADIP® | |
| Verre trempé type SECURIT®* | Verre trempé type SECURIT®* |
| Verre feuilleté STADIP® |
*Avec les limitations définies ci-dessus pour le composant inférieur en verre trempé SECURIT®
PROTECTION CONTRE LA CHUTE DES PERSONNES (FD DTU 39 P5 § 4)
CHUTE DES PERSONNES
Sont considérés comme concourant à la sécurité contre la chute des personnes les vitrages :
• des garde-corps de balcons, terrasses, galeries, loggias et autres ouvrages relevant de la norme NF P 01-012 ;
• des ensembles vitrés contigus à un vide : - lorsque la hauteur de chute définie à partir de la zone de stationnement normal ou de la zone de stationnement précaire, au sens de la norme NF P 01-012, dépasse 1 m, - non associés à un garde-corps répondant aux normes NF P 01-012 et NF P 01-013 lorsque l’ouvrage entre dans le domaine d’application de ces normes, - lorsque la partie basse des vitrages se trouve à une hauteur inférieure à la hauteur de protection prévue par la norme NF P 01-012 ou la P 08-302 ou par un autre texte pouvant éventuellement concerner l’ouvrage.
• les cages d’ascenseurs et portes palières, non associées à un garde-corps répondant aux normes NF P 01-012 et NF P 01-013 ;
• certaines parois inclinées (verrières), pour lesquelles, selon le DIUO (document d’intervention ultérieure sur l’ouvrage), soit en raison de leur constitution soit de par la constitution de l’ouvrage, il n’est ni prévu ni envisageable de mettre en place des éléments de protection permettant de supprimer les risques de chute d’un intervenant lors des opérations d’exploitation ultérieure (nettoyage, entretien, réparation).
PAROIS VERTICALES
Les parois doivent résister, compte tenu de leur mise en œuvre, aux essais suivants :
• choc de corps dur produit par la chute d’une bille d’acier d’une masse de 500 g tombant de 0,75 m, ce qui correspond à une énergie de 3,75 J conformément aux dispositions de la norme NF P 01-013 ;
• choc de corps mou produit par la chute d’un sac d’une masse de 50 kg tombant :
- pour les vitrages situés entièrement au-dessous de 1 m, d’une hauteur de 1,20 m, ce qui correspond à une énergie de 600 J conformément aux dispositions de la norme NF P 01-013,
- pour les vitrages situés au-dessus et au-dessous de 1 m, d’une hauteur de 1,80 m, ce qui correspond à une énergie de 900 J. Sous l’action de ces chocs, le vitrage ne doit être ni traversé ni emporté. Son bris éventuel ne doit pas mettre en cause la sécurité des personnes extérieures au choc, par la chute d’éléments ou de débris contondants ou coupants.
Sont susceptibles de résister à ces chocs :
- le vitrage feuilleté STADIP® PROTECT ;
- le verre de sécurité trempé thermiquement type SECURIT® associé à une protection résiduelle tel qu’indiqué dans la norme NF P 01 012, mais de toute façon, le vitrage trempé, sans sa protection, doit résister aux mêmes chocs.
Ces obligations ne s’appliquent pas :
- s’il s’agit de parois situées au rez-de-chaussée dans les conditions de la norme NF P 01-012 ou donnant sur des balcons, jardins, terrasses ou galeries avec une hauteur de chute inférieure à 1 m ;
- lorsque le vitrage est associé à un garde-corps répondant aux conditions des normes NF P 01-012 et NF P 01-013 qui assurent une sécurité permanente.
CAS PARTICULIERS DES DOUBLES VITRAGES
Dans ce cas, les solutions suivantes sont seules admises :
• les constituants extérieur et intérieur feuilletés ;
• le constituant extérieur feuilleté et le constituant intérieur recuit ou trempé ;
• le constituant intérieur feuilleté et le constituant extérieur : - sans justification, obligatoirement trempés et d’épaisseur inférieure à 10 mm, - avec justification de sa non-rupture en verre recuit, durci ou trempé d’épaisseur supérieure à 10 mm ;
• les constituants extérieur et intérieur trempés si l’ensemble résiste aux essais prévus précédemment et est associé à une protection résiduelle prévue à la norme NF P 01-012.
CAS PARTICULIERS DES VERRIÈRES
Dès lors que les activités d’intervention, de maintenance ou de nettoyage seront menées sans qu’il existe de disposition permettant la suppression du risque de chute de personne, il convient de réaliser un essai officiel sur la configuration mécanique la plus défavorable du vitrage associé au support réellement utilisé et selon les modalités ci-dessous.
L’aptitude à la fonction est validée, lorsque, une minute après l’impact, il est constaté que le vitrage est toujours en situation, sans avoir été traversé et qu’il n’y a pas de chute de bris réputés dangereux.
La réalisation de cet essai ne dispense pas le personnel occupé sur les toitures de prendre les dispositions imposées par l’article 159 du IX du décret 65.48 du 08/01/1965 : prévoir échafaudages, plateformes, planchers ou échelles permettant de ne pas prendre appui directement sur le verre.
Remarque
Pour une inclinaison supérieure ou égale à 45°, dès lors que la hauteur de prise en feuillure est au moins égale à 15 mm et qu’elle concerne en continu les 4 côtés du vitrage (Annexe A de la P 08-302), voir notice des produits page 430 et prescriptions associées.
| α inclinaison de mise en œuvre par rapport à l’horizontale | β inclinaison du corps d’épreuve | Corps de choc | Énergie potentielle du corps du choc |
| α ≥ 45° | β = 90° | M. 50** (NF P 08-301) | 900J trajectoire pendulaire |
| α < 45° | β = α ou β = 0° | Cylindre description | 1 200 J trajectoire verticale |
La composition doit répondre aux exigences liées aux charges climatiques et thermiques.
CAS PARTICULIER DES GARDE-CORPS NON TRADITIONNELS ENGRAVÉS EN PIED
Des essais de mises en charges, statiques, dynamiques et de fatigue sont à réaliser en fonction de modalités et de critères particuliers.
PROTECTION PARASISMIQUE*
Les règles de construction parasismique ont été publiées au journal officiel le 22 octobre 2010 (Décret n° 2010-1255) et sont applicables aux permis de construire déposés depuis le 1er mai 2011. Les vitrages des fenêtres dont la surface est inférieure à 4 m2 ne font pas l’objet de disposition parasismique. Au-delà, les dispositions sont identiques à celles applicables aux remplissages des façades légères. Ces exigences parasismiques sont définies en fonction de deux critères : la localisation géographique d’une part, et la nature du bâtiment d’autre part. Le zonage du territoire national est divisé en cinq zones de sismicité croissante (voir carte ci-contre) :
- deux zones de sismicité très faible (1) et faible (2), où il n’y a pas de prescription particulière concernant la nature des vitrages à utiliser ;
- trois zones de sismicité modérée (3), moyenne (4) et forte (5), où le choix du vitrage doit être lié à la nature du bâtiment. Les bâtiments concernés sont de catégorie III et IV selon la NF EN 1998.
Les bâtiments de type III regroupent :
• ERP de catégories 1, 2 et 3 ;
• habitations collectives et bureaux, h > 28 m ;
• bâtiments pouvant accueillir plus de 300 personnes ;
• établissements sanitaires et sociaux ;
• centres de production collective d’énergie ;
• établissements scolaires.
Les bâtiments de type IV sont les suivants :
• bâtiments indispensables à la sécurité civile, à la défense nationale et au maintien de l’ordre public ;
• bâtiments assurant le maintien des communications, de la production et du stockage d’eau potable, de la distribution publique de l’énergie ;
• bâtiments assurant le contrôle de la sécurité aérienne ;
• établissements de santé nécessaires à la gestion de crise ;
• centres météorologiques.
CHOIX DES VITRAGES
Aucune exigence concernant les vitrages n’est demandée si l’une des conditions suivantes est vérifiée :
• les vitrages sont situés à l’aplomb d’une aire de chute à occupation nulle (zone uniquement accessible pour l’entretien, locaux techniques) ;
• la hauteur de chute du vitrage est inférieure à 3,5 m (mesurée entre le point haut du vitrage et le sol) ;
• présence d’un réceptacle*.
* Balcons, loggias, auvents et ouvrages similaires dont les dimensions respectent a partie de façade) : le débord du réceptacle doit être supérieur à :
• H/10 pour les parties de façades de hauteur inférieure à 28 m, sans être inférieure à 0,5 m ;
• H/20 + 1,40 m pour les parties de façades de hauteur supérieure à 28 m. Ce dispositif devra être dimensionné pour résister à une charge accidentelle (ELU) uniformément répartie de 200 daN/m2 . Si le remplissage du réceptacle est un vitrage, il devra être en verre STADIP® PROTECT SP 510.
Dans le cas d’un vitrage isolant, soit le composant extérieur est un STADIP® et aucune exigence ne concerne le composant intérieur, soit les composants extérieur et intérieur sont des verres de sécurité trempés thermiquement de type SECURIT®.
Pour tout autre mode de maintien, un essai sismique devra être réalisé. Pour un vitrage maintenu en feuillure périphérique ou collé VEC sur 4 côtés, les vitrages suivants peuvent être utilisés : (a) pas de prescription sismique.
Pour un vitrage maintenu en feuillure périphérique ou collé VEC sur 4 côtés, les vitrages suivants peuvent être utilisés :
- (a) pas de prescription sismique
- (b) vitrages recuits, dans les limitations dimensionnelles.
- (c) STADIP® ou verre de sécurité trempé thermiquement type SECURIT®
| Catégories de bâtiment | ||||
| I | II | III | IV | |
| Zones sismiques | (a) | (a) | (a) | (a) |
| (a) | (a) | (b) ou (c) | (b) ou (c) | |
| (a) | (b) ou (c) | (b) ou (c) | (c) | |
| (a) | (b) ou (c) | (b) ou (c) | (c) | |
| (a) | (b) ou (c) | (b) ou (c) | (c) |
PROTECTION DES PISCINES
Depuis le 1er janvier 2004, les piscines construites ou installées doivent être équipées d’une protection visant à limiter les risques de noyade.
Les piscines construites avant cette date avaient jusqu’au 1er janvier 2006 pour se mettre en conformité. Cette protection est destinée à limiter l’accès des piscines aux enfants de moins de 5 ans.
Les normes d’application ont, pour les vitrages, les exigences suivantes :
- la NF P 90-309 « Élément de protection pour piscine enterrée non close privative à usage individuel ou collectif - Abris (structure légère et/ou véranda) de piscine.
- Exigence de sécurité et méthodes d’essai. ». Cette norme admet l’utilisation, après validation par essais de chocs du vitrage dans ses conditions de mise en œuvre, des vitrages simples trempés ou feuilletés et des doubles vitrages constitués de composants recuits, trempés ou feuilletés ;
- la NF P 90-306 « Élément de protection pour piscine enterrée non close privative à usage individuel ou collectif
- Barrière de protection et moyens d’accès au bassin.
- Exigence de sécurité et méthodes d’essai ».
Cette norme admet l’utilisation, après validation par essais de chocs du vitrage dans ses conditions de mise en œuvre, des vitrages simples trempés ou feuilletés. Pour ces deux normes, les essais sont de deux types :
- essai de choc de corps mou M50/150 J : à l’issue de l’essai, il ne doit y avoir de production de débris ou d’éléments pouvant causer des blessures ou être ramassés par un enfant ;
- essai de choc de corps dur D 0,5/1 J : à l’issue de l’essai, l’ouvrage, tant pour ses parties constitutives que pour leurs liaisons entre elles et à la structure, doit conserver toutes ses performances, y compris son aspect.
INCENDIE
Le règlement de sécurité contre l’incendie et la panique se préoccupe essentiellement de la protection des personnes. Le risque vital impose son application très rigoureuse. Il considère la réaction au feu des matériaux et la résistance au feu des éléments de construction, selon des arrêtés ministériels du ministère de l’Intérieur. Il prendra en compte, dès leur homologation, les normes NF EN.
RÉACTION AU FEU
Pour chaque matériau, on mesure et enregistre ainsi les paramètres correspondant principalement à :
• sa susceptibilité à s’enflammer ;
• sa capacité à alimenter l’incendie ;
• et, en complément, la vitesse de combustion linéaire, la production de gouttes enflammées ou de fumées, par exemple.
Conséquences des nouvelles normes européennes, les classes de réaction au feu MO à M4 disparaissent au profit des euroclasses déterminées par de nouvelles méthodes d’essais harmonisées.
RÉSISTANCE AU FEU
La résistance au feu des éléments de construction qualifie leur capacité à s’opposer au feu (Arrêté du 22 mars 2004).
Trois critères sont pris en considération :
• résistance mécanique : R ;
• étanchéité aux flammes et aux gaz chauds et inflammables : E ;
• isolation thermique (pendant l’incendie) : I.
Selon les critères auxquels ils ont satisfait, les éléments de construction sont classés en 3 catégories :
• R - Éléments Stables au Feu (SF) ;
• E - Éléments pare-flammes, non porteurs (PF) ;
• EI - Éléments coupe-feu, non porteurs (CF). Il faut satisfaire aux deux critères E et I simultanément.
Le classement d’un élément est assorti d’un degré selon la durée de satisfaction aux critères, supérieure ou égale à : 30, 60, 90 ou 120 minutes.
Exemple
Un élément de construction vitré, non porteur qui a satisfait aux critères E et I pendant 35 minutes est classé EI 30. Mais s’il a, de plus, satisfait au critère E pendant 1 h 08 min, il est aussi classé E 60. Son classement complet s’écrit : EI 30 - E 60 (CF 1/2 h - PF 1 h). Les éléments de construction sont classés après des tests conventionnels selon l’arrêté du 22 mars 2004 dans les laboratoires d’essais au feu agréés d’EFECTIS, du CSTB ou du CERIB. Les procès-verbaux de classement font l’objet d’une publication au Journal Officiel de la République Française. Des extensions ou reconductions de PV, des PV par analogie ou des avis de chantier peuvent également être délivrés par les laboratoires agréés.
VARIATIONS DIMENSIONNELLES DES VITRAGES ET DES OUVRAGES
Les dimensions homologuées ne doivent pas être dépassées et il faut respecter les hauteur et largeur maximales autorisées. La permutation n’est pas admise en général sauf avis du laboratoire via l’avis de chantier.
SÉCURITÉ D’UTILISATION ET PANIQUE
En cas de panique pendant l’incendie, il devient encore plus important de disposer de vitrages de sécurité dans les zones exposées aux heurts. Le respect de la FD DTU 39 P5, spécialement pour les portes résistant au feu vitrées (article CO 48 règlement ERP), est indispensable.
| Exigence demandée dans les textes de la réglementation actuelle | Niveaux admissibles Classement « Euroclasses » | ||
| M0 | A1 | - | - |
| A2 | s1 | d0 | |
| A2 | A2 | d1 | |
| M1 | A2 | s2 | d0 |
| s3 | d1 | ||
| B | s1 | d0 | |
| s2 | d1 | ||
| s3 | |||
| M2 | C | s1 | d0 |
| s2 | d1 | ||
| s3 | |||
| M3 | D | s1 | d0 |
| M4 (non gouttant) | - | S2 | d1 |
| s3 | |||
| M4 | E | - | d2 |
| F | - | - |
RAPPELS FONDAMENTAUX
• Ce sont les éléments de construction vitrés qui sont testés et font l’objet de classements et de procès-verbaux, et jamais le verre seul ou l’encadrement seul.
• Ce sont les ouvrages complets qui doivent satisfaire à la réglementation de sécurité contre l’incendie et la panique.
• Il est indispensable de respecter scrupuleusement le montage et la mise en œuvre ainsi que les règles de transposition aux ouvrages réels : domaines de validité, décrits et précisés dans chaque PV.
• Pour des ouvrages sortant de ce cadre, l’obtention d’un Avis de Chantier, délivré par le laboratoire d’essai au feu, est nécessaire.
• Seule la référence au PV de classement d’un élément de construction vitré peut justifier l’utilisation et la mise en œuvre du vitrage choisi (simple, double ou feuilleté). Pour déterminer ce PV, il faut obligatoirement connaître :
- le classement exigé (R, E ou EI),
- le degré de classement (15, 30, 120),
- le sens du feu (recto, verso ou indifférent),
- le type d’ouvrage (porte, châssis, cloison, écran, façade, etc.),
- le type d’encadrement (bois, acier, etc.),
- le type de vitrage (simple, isolant, feuilleté),
- les dimensions des vitrages en précisant Largeur et Hauteur.
• Les ouvrages réalisés doivent également répondre aux règles, normes et DTU en vigueur, en particulier la NF DTU 39, et spécialement les articles se rapportant à la sécurité d’utilisation. Dans les pages suivantes sont présentées les principales règles applicables aux produits verriers, extraites du Règlement de sécurité contre l’incendie et la panique dans les établissements recevant du Public (ERP). Cette présentation n’est pas limitative et n’a qu’un caractère d’information générale.
Pour connaître exactement les obligations réglementaires, il faut impérativement se reporter aux textes officiels concernant la sécurité contre l’incendie et la panique, en particulier dans les établissements recevant du public, les locaux et lieux de travail et les bâtiments industriels, sans oublier de tenir compte des règles d’accessibilité aux handicapés.
• Art. R 123-5 CCH
Les matériaux et éléments de construction employés pour les bâtiments, locaux ou aménagements intérieurs doivent présenter, en ce qui concerne leur comportement au feu, des qualités de réaction et de résistance appropriées aux risques encourus.
La qualité de ces matériaux et éléments fait l’objet d’essais et de vérifications en rapport avec l’utilisation à laquelle ces matériaux et éléments sont destinés.
Les constructeurs, propriétaires, installateurs et exploitants sont tenus de s’assurer que ces essais et vérifications ont eu lieu.
PRINCIPALES RÈGLES DE SÉCURITÉ APPLICABLES AUX PRODUITS VERRIERS DANS LE BÂTIMENT (NON LIMITATIF)
Établissements Recevant du Public
| Nature de l’ouvrage | Emplacement du vitrage | Produits verriers à utiliser |
| Dispositions générales | Portes et dormants de largeur inférieure à 1,50 m seront vitrés sur toute leur hauteur | Verre de sécurité trempé thermiquement type SECURIT® Verre feuilleté STADIP® Verre armé si S < 0,50 m2 + visualisation par poignée ou bandeau de 400 cm2 ou motif opaque de 100 cm2 |
| Vitrages plafonds | Verre feuilleté STADIP® Verre armé ou verre PLANICLEAR® avec protection grillagée | |
| Vitrages inclinés de 10° à 45° par rapport à la verticale (de 45° jusqu’à l’horizontale, voir verrières) | Décision de la commission de sécurité | |
| Verrière (couverture) (Art. CO 18, Dir. du 25 juin 1980) | Verre feuilleté STADIP® Verre armé Toutefois lorsque le vitrage, en se rompant, est susceptible de blesser le public, placer en dessous un grillage à mailles de 30 mm |
Domaines particuliers
| Nature de l’ouvrage | Emplacement du vitrage | Produits verriers à utiliser |
| Ascenseurs (non encloisonnés) | • L’article L 125-2 du C.C.H impose : - une porte de cabine - ou un dispositif de protection équivalent | X |
| • Le décret 92.535 du 16/06/92 le complète et fixe les dimensions utiles : - passage : 0,65 m - dimensions : P x l = (0,90 m x 0,70 m) ou P x l = (0,75 m x 0,90 m) | ||
| Ascenseurs encloisonnés | Blocs-portes Emploi de blocs-portes classés Coupe-feu 1/4 d’heure ou Pare-flammes 1/2 heure Parois Emploi de matériaux d’un degré Coupe-feu égal au degré de stabilité au feu de la structure (1/2 heure à 1 heure 1/2) | Vitrages pare-flammes transparents Vitrages coupe-feu transparents |
| Cabines d’ascenseurs | Vitrages inclinés de 10° à 45° par rapport à la verticale (de 45° jusqu’à l’horizontale, voir verrières) | Vitrage feuilleté trempé STADIP® PROTECT 44.2 minimum ou STADIP® PROTECT 55.2 |
Domaines particuliers (Art. CO 23 et suivant de l’Arrêté du 25/06/80 relatif aux E.R.P.)
| Nature de l’ouvrage | Impératifs à respecter (ou éventuellement interdiction) | Nature du produit verrier à utiliser N.B. : tous les produits verriers sont classés M0 sauf STADIP® classé M1 ou M2 |
Locaux à risques particuliers : • parois des locaux | Emploi de matériaux bénéficiant d’un classement allant de pare-flammes 1/4 d’heure à coupe-feu 1 heure Degré pare-flammes 1/2 heure pour les blocs-portes et les éléments verriers des baies d’éclairage | Vitrages pare-flammes transparents Vitrages coupe-feu transparents |
| • parois des locaux non accessibles au public, classés à risques importants, escaliers | Emploi de matériaux coupe-feu 2 heures avec des blocs-portes coupe-feu 1 heure Emploi de blocs-portes classés pare-flammes 1/2 heure (2,20 mètres maxi de hauteur) | Vitrages pare-flammes transparents Vitrages coupe-feu transparents |
| Escaliers encloisonnés (parois) | Emploi de matériaux d’un degré coupe-feu égal au degré de stabilité au feu de la structure (1/2 heure à 1 heure 1/2 | Vitrages coupe-feu transparents |
Domaines particuliers
| Nature de l’ouvrage | Impératifs à respecter (ou éventuellement interdiction) | Nature du produit verrier à utiliser N.B. : tous les produits verriers sont classés M0 sauf STADIP® classé M1 ou M2 |
| Couvertures (et façades fortement inclinées) | Emploi de matériaux classés A1 si les supports sont discontinus ou ponctuels. Emplois de matériaux classés A2 ou B s’ils n’occupent qu’une surface inférieure à 25 % de la surface totale de la couverture | Verre armé Verre feuilleté STADIP® |
| Emploi de matériaux classés A2, B, C et D s’ils sont posés sur des supports continus eux-mêmes classés | Verre armé Verre feuilleté STADIP® ou STADIP® PROTECT | |
| Emploi de matériaux classés C ou D s’ils sont séparés par des bandes de 0,80 m au moins, elles-mêmes classées A ou B | ||
| Plafonds et faux plafonds | Emploi de matériaux classés D ou - et dont la surface totale est inférieure à 25 % de la superficie du local ou du dégagement | Verre trempé Verre armé (S ≤ 0,5 m) Verre feuilleté STADIP® ou STADIP® PROTECT |
| Éléments de décoration intérieure et d’agencement Revêtements muraux (miroirs, panneaux décoratifs, d’habillage) | Emploi de matériaux classés C. Ne pas laisser d’intervalle supérieur à 50 mm entre le revêtement et le mur (cheminée d’appel du feu) Interdiction d’emploi de miroirs susceptibles de créer des erreurs sur la direction des sorties et des escaliers | Verre argenté (éventuellement feuilleté ou trempé) Verre émaillé trempé |
| Cloisons amovibles | Emploi de matériaux bénéficiant d’un classement allant de pare-flammes 1/4 d’heure à coupe-feu 1 heure Verre armé pare-flammes (la cloison étant considérée comme une paroi fixe en service normal) | Vitrages pare-flammes transparents Vitrages coupe-feu transparents |
| Cloisonnements Distribution traditionnelle et secteurs de sécurité : parois entre locaux accessibles au public et parois entre locaux accessibles au public et locaux non accessibles | Emploi de matériaux bénéficiant d’un classement allant de pare-flammes 1/4 d’heure à pare-flammes 1/2 heure (ou jusqu’à coupe-feu 1 heure s’il s’agit d’une cloison séparative entre les locaux et des dégagements ou encore s’il s’agit de locaux réservés au sommeil). Les blocs-portes et les éléments verriers des baies d’éclairage équipant les parois peuvent être pare-flammes 1/2 heure quel que soit le degré exigé pour le reste de la paroi N.B. : la détermination du degré pare-flammes ou coupe-feu est liée au degré de stabilité au feu de la structure du bâtiment lui-même. | Vitrages pare-flammes Vitrage coupe-feu transparent |
MARQUAGE CE
INTRODUCTION
Auparavant, les états membres de la Communauté Européenne imposaient leurs propres spécifications techniques et contrôles de conformité aux produits manufacturés.
Depuis la publication de la directive sur les produits de construction (DPC) en 1988, des exigences techniques communes pour chaque catégorie de produits ainsi que des procédures visant à évaluer la conformité de ces produits ont été établies. Il s’agit des normes européennes (EN) éditées par le Comité européen de normalisation (CEN). Ces normes ont permis de déterminer les exigences techniques à remplir pour pouvoir apposer le marquage sur un produit de construction.
Dans le cas des produits verriers, le marquage a débuté en 2006 et est déjà applicable à la majorité des types de vitrages.
En 2011, la CPD a été revue et remplacée par la réglementation sur les produits de construction (RPC), entrée en vigueur le 1er juillet 2013 . Une explication des modifications apportées par le RPC est disponible sur le site de Glass for Europe2.
TOUT COMME LA DPC, LE RPC VISE À :
- éliminer les obstacles techniques au commerce ;
- permettre au plus grand nombre possible de fabricants d’accéder au marché ;
- assurer la plus grande transparence du marché ;
- créer les conditions d’un système harmonisé de règles générales applicables à l’industrie de la construction.
Les aspects suivants sont couverts par le RPC :
• résistance mécanique et stabilité ;
• sécurité en cas d’incendie ;
• hygiène, santé et environnement ;
• sécurité d’utilisation et accessibilité ;
• protection contre le bruit ;
• économie d’énergie et isolation thermique :
• utilisation durable des ressources naturelles.
NORMES EUROPÉENNES
Le CEN (Comité européen de normalisation)3, et plus spécifiquement le TC 129, a été mandaté pour produire les normes européennes harmonisées (hEN) dans le domaine du « verre dans la construction ». Ce mandat couvre le « verre plat, le verre profilé et les produits de verre moulé », donc les produits verriers fabriqués, transformés et commercialisés par Saint-Gobain et ses clients, notamment les sites de transformations des réseaux « Climalit Partners ».
LE TC 129 A ÉLABORÉ DIFFÉRENTS TYPES DE NORMES
Les normes de base Les normes de base « produits » reprenant :
• les définitions du produit ;
• les caractéristiques du produit ;
• les valeurs généralement acceptées ;
• les tests de durabilité.
Les normes de base « produits » comportent toutes une partie de norme appelée « norme harmonisée ».
Les normes de base « caractéristiques » reprenant :
• les méthodes de calcul ; • les méthodes de test des performances des produits ;
• dans certains cas, les valeurs généralement acceptées.
Les normes européennes harmonisées (hEN)
Ces normes régissent le marquage et les produits verriers commercialisés dans l’Union européenne doivent s’y conformer. Les hEN couvrent les aspects suivants :
• la manière dont le produit se conforme au mandat4 ;
• l’essai de type du produit et ses caractéristiques5 ;
• le contrôle de la production en usine ;
• les articles concernant les dispositions de la réglementation sur les produits de construction de l’Union européenne (annexe ZA de la norme).
Sont répertoriées ci-dessous, l’ensemble des normes européennes (normes de base et normes européennes harmonisées) qui concernent les produits verriers utilisés dans la construction et le bâtiment. Lorsqu’elles sont éditées par le CEN, ces normes se substituent à toutes les normes nationales relatives au même sujet.
MARQUAGE (CE)
Depuis l’entrée en vigueur du marquage, chaque produit verrier couvert par une norme harmonisée et commercialisé dans l’Union européenne porte la marque. Cette marque peut être apposée sur le produit, sur son emballage ou sur les documents commerciaux d’accompagnement. Pour chaque produit, une déclaration de performance (DoP) détaillant toutes les caractéristiques qui satisfont aux exigences essentielles stipulées dans le mandat M135 doit être établie. Si une caractéristique n’est pas nécessaire ou revendiquée, une classification « performance non déterminée » (NPD) sera déclarée pour cette caractéristique.
Pour les produits Saint-Gobain, les DoP se trouvent sur le site international à ce lien.
SIGNIFICATION DE LA MARQUE
Le marquage CE est le seul marquage qui atteste la conformité du produit de construction avec les performances déclarées (DoP) correspondant aux caractéristiques essentielles couvertes par cette norme harmonisée (et aux autres directives applicables sur le marquage). Il atteste donc que le produit satisfait aux spécifications techniques européennes et a fait l’objet de procédures appropriées d’évaluation et de vérification de la constance des performances (AVCP). Le mandat définit le système AVCP des caractéristiques déclarées et précise si l’intervention d’un organisme notifié est requise6.
Le produit portant cette marque peut librement traverser les frontières nationales au sein de l’Union européenne. Les produits importés de pays extracommunautaires doivent également porter la marque pour preuve de leur conformité.
Néanmoins, le fait qu’un produit porte la marque CE ne signifie nullement qu’il peut être appliqué pour tout usage. Ce sont les législations nationales qui réglementent les applications possibles. Le marquage CE n’est pas :
- une marque d’origine ;
- une marque de qualité au sens traditionnel du terme ;
- lié à des aspects autres que les exigences essentielles (ex. : les caractéristiques volontaires telles que la couleur, l’apparence) ;
- une licence d’utilisation du produit dans tous les ouvrages entrepris dans tous les états membres.
Le marquage CE peut être apposé après citation de la norme harmonisée au Journal Officiel de l’Union européenne (JOUE), à partir de la date de début d’application indiquée.
Une période de transition de 12 mois permet aux pays et aux industriels de se préparer à sa mise en application (période de coexistence). Cette procédure concerne les nouvelles normes harmonisées, mais également leur révision.
La plus grande partie des normes concernant le verre dans la construction a été publiée et seules quelques normes sont en cours de finalisation. Un certain nombre de normes harmonisées sont en révision et seront en application dès leur citation au JOUE et dans le respect de la période de coexistence.
Le fabricant/producteur est entièrement responsable de la conformité du produit à sa déclaration des performances. Le recours à un organisme notifié, même pour fournir un certificat de conformité, ne dégage pas le producteur de ses obligations.
- Règlement du Parlement européen et du Conseil du 9/03/11 établissant des conditions harmonisées de commercialisation pour les produits de construction et abrogeant la directive 89/106/CEE du Conseil (305/2011/CEE).
- Glass for Europe : groupement européen des producteurs de verre plat (anciennement GEPVP) http://www. glassforeurope.com.
- CEN : le CEN représente tous les organismes nationaux de normalisation de l’Union européenne et de l’AELE (ex : AFNOR, BSI, DIN, IBN, UNI, SNV, etc.) et prépare les normes européennes harmonisées, conformément aux mandats de la Commission européenne.
- Mandat M135 du 17/02/2000.
- Essai de type : le produit et ses caractéristiques sont évalués (au sens de la méthode de validation) afin de vérifier leur conformité par rapport aux exigences.
- Organismes notifiés : organisations actives dans le domaine de la certification et/ou de l’inspection et/ou des tests, notifiées par un état membre de la Commission eEuropéenne comme étant compétentes dans ces domaines. Les tests, les inspections et les certificats réalisés/délivrés par un organisme notifié sont reconnus et acceptés dans tous les pays de l’Union européenne. Les « systèmes d’évaluation et de vérification de la constance des performances » (AVCP) repris dans le RPC détaillent le degré d’implication des organismes notifiés dans le processus de démonstration de la conformité
BIBLIOGRAPHIE NORMATIVE
Pour connaître la dernière version des normes en vigueur ou pour se procurer une norme, consulter le site Internet de l’AFNOR, Association Française de Normalisation : www.afnor.fr.
Les normes sont classées à ce lien, par origine et par ordre croissant des numéros de référence. Les couleurs permettent une recherche par thèmes.
L'ensemble des tableaux est disponible en téléchargement.
Navigation rapide
Le Mémento technique Saint-Gobain Glass