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Propriétés et fonctions du verre

Le verre, matériau fascinant, conjugue science et lumière. Né de la fusion de sable, de soude, de calcaire et d’oxydes, il est façonné par le procédé du float pour offrir une transparence parfaite. Plus qu’un simple matériau, il façonne nos espaces : il capte la lumière naturelle, crée clarté et profondeur, joue avec la couleur, la brillance ou l’opalescence. Bien choisi, il assure confort thermique, intimité et esthétisme, tout en accompagnant l’architecture dans sa quête d’élégance et de durabilité.

Composition et fabrication du verre

COMPOSITION 

Les verres silico- sodocalciques utilisés dans le bâtiment (les verres « classiques ») ont pour composition : 

• un corps vitrifiant, la silice, introduit sous forme de sable (70 à 72 %) ; 

• un fondant, la soude, sous forme de carbonate et sulfate (environ 14 %) ; 

• un stabilisant, la chaux, sous forme de calcaire (environ 10 %) ; 

• divers autres oxydes tels que l’alumine ou la magnésie, qui améliorent les propriétés physiques du verre, notamment la résistance à l’action des agents atmosphériques ; 

• pour certains types de vitrage, l’incorporation de divers oxydes métalliques permet la coloration dans la masse (PARSOL®).

 

FABRICATION


COMPOSITION VERRIÈRE (1)

Au mélange vitrifiable est ajouté du verre recyclé (calcin) afin de diminuer la température de fusion. Le transport, la pesée, le mélange et l’enfournement sont faits automatiquement. Ce mélange est humidifié afin d’éviter la ségrégation des grains des différentes matières et le dégagement de poussières.


FOUR DE FUSION (2)

L’élaboration du verre comprend trois phases essentielles : 
• la fusion au cours de laquelle les matières premières sont fondues à des températures avoisinant 1 550 °C ; 
• l’affinage au cours duquel le verre fondu est homogénéisé et débarrassé des bulles gazeuses ; 
• le conditionnement thermique où le verre peu visqueux est refroidi jusqu’à ce que sa viscosité corresponde aux exigences du procédé de mise en forme.


BAIN D’ÉTAIN (3)


Le verre liquide est déversé sur de l’étain fondu à 1 000 °C environ. Le verre, moins dense que l’étain, « flotte » sur celui-ci et forme un ruban ayant une épaisseur naturelle de 6 à 7 mm (procédé du « float »). 
Les faces du verre sont polies par la surface de l’étain d’une part et par le feu d’autre part. Des dispositifs permettent d’accélérer ou de diminuer l’étalement du verre afin d’en maîtriser l’épaisseur.

 

FOUR DE RECUISSON (4)


À la sortie du bain d’étain, le ruban de verre devenu rigide passe par « l’étenderie », un tunnel de refroidissement contrôlé. La température du verre s’abaisse régulièrement de 620 à 250 °C. Le refroidissement lent se poursuit ensuite à l’air libre. Il permet de libérer le verre de toutes les contraintes internes qui provoqueraient 
sa casse lors de la découpe.

 

DÉCOUPE (5)


Le ruban de verre froid, jusqu’ici continu, est découpé automatiquement en plateaux de 6 000 x 3 210 mm. Le verre clair de Saint-Gobain s’appelle PLANICLEAR®.

La fabrication du verre "float", par Saint-Gobain thumbnail

Le verre et la lumière

« LE SOLEIL EST LE GRAND LUMINAIRE DE TOUTE VIE. IL DEVRAIT ÊTRE UTILISÉ COMME TEL DANS LA CONCEPTION DE TOUTE MAISON ». 

F.-L. Wright*


« […] IL EST RIDICULE DE PENSER QU’UNE AMPOULE ÉLECTRIQUE PEUT FAIRE CE QUE LE SOLEIL ET LES SAISONS ACCOMPLISSENT. AINSI, CE QUI DONNE UN AUTHENTIQUE SENS À L’ESPACE ARCHITECTU- RAL, C’EST LA LUMIÈRE NATURELLE. » 
Louis I. Kahn**

 

*L’architecte Frank Lloyd Wright (1867-1959) a été aussi inventif dans la conception  de grands édifices (musée Guggenheim à New York) que dans la réalisation de maisons particulières. Maître du courant organique dans l’architecture moderne, il a exercé une immense influence sur la profession.

** L’œuvre architecturale de Louis I. Kahn (1901-1974) est caractérisée par l’audace et la rigueur des formes, la qualité des rapports spatiaux ainsi que les références historiques..
Le Capitole de Dacca et la Bibliothèque d’Exeter sont ses œuvres majeures.

 

BÂTIR AVEC LA LUMIÈRE NATURELLE

La clarté des espaces, la transparence, le jeu des couleurs, et même l’intimité créée par les ombres doivent accompagner et favoriser la multitude d’activités qui caractérisent notre vie quotidienne.

Les points à retenir sont les suivants : 


• ouvrir largement les cuisines, coins repas et pièces de séjour. Ce sont les pièces de vie de la maison, nous y passons 80 % de notre temps durant le jour ; 


• prévoir un espace bien éclairé dans chaque chambre afin de favoriser l’épanouissement des enfants. Des premiers jeux de bébé à l’apprentissage de la lecture ou l’accomplissement des devoirs, la lumière naturelle doit accompagner le développement psychomoteur de l’enfant ; 


• s’assurer que les chambres peuvent être correctement ventilées ; 


• essayer, dans la mesure du possible, de créer une ouverture dans les pièces d’eau (salles de bains). La possibilité d’aérer en ouvrant la fenêtre permet d’éliminer la condensation et favorise l’hygiène des pièces dites « humides » ; 


• concevoir la maison ou l’immeuble de façon à ce que tous les espaces de vie se trouvent à proximité des ouvertures ;


• tenir compte de l’environnement extérieur (immeubles voisins, végétation, obstacles naturels).Un obstacle de 10 m de haut situé à 15 m de la façade peut réduire de 40 % la quantité de lumière naturelle disponible à 5 m des ouvertures ; 


• privilégier, autant que possible, l’éclairage bilatéral. La présence d’ouvertures sur deux façades opposées équilibre les niveaux d’éclairement et atténue les ombres portées. Cela permet d’augmenter la profondeur des locaux ; 


• ne pas oublier que les balcons ou avant-toits réduisent la pénétration de la lumière naturelle. Il est alors souhaitable de compenser ceci par la mise en œuvre de vitrages plus grands ou la création d’ouvertures supplémentaires ; 


• éclairer les locaux du dernier étage depuis la toiture, créer des puits de lumière. À surface égale, les ouvertures zénithales fournissent 2 à 3 fois plus de lumière naturelle que les ouvertures en façade. La création d’ouvertures dans la toiture permet aussi de dynamiser les espaces et, par exemple, de valoriser les combles ;


• éclairer les sous-sols à partir de la périphérie du bâtiment. La création d’ouvertures, même de petites tailles, permet de s’orienter et de se déplacer dans les sous- sols en toute sécurité. De plus, cela offre des possibilités de ventilation intéressantes.

 

CHOISIR UN VITRAGE ADÉQUAT


UTILISER DES VITRAGES À ISOLATION THERMIQUE RENFORCÉE

Les vitrages isolants existants présentent une très bonne transmission lumineuse combinée à des performances thermiques élevées. Les pertes énergétiques sont sensiblement réduites en hiver, et le confort thermique est largement augmenté. De plus, la température de surface du verre est plus élevée, ce qui réduit la sensation de froid et élimine les risques de condensation.

TIRER PROFIT DE LA TRANSPARENCE DU VERRE

Plus la transmission lumineuse du verre est élevée, plus l’on dispose d’une quantité importante de lumière à l’intérieur des locaux.

METTRE À PROFIT LA BRILLANCE DU VERRE

Du fait de sa surface extrêmement lisse, le verre est un matériau « brillant ». De plus, certains verres à couche d’origines métalliques accentuent les effets de miroir (COOL-LITE®). Cette propriété permet de jouer avec les reflets du verre.

JOUER AVEC L’OPALESCENCE DES VERRES D’ASPECT DÉPOLI

La translucidité des verres imprimés, des verres dépolis ou sablés permet de faire pénétrer la lumière tout en coupant la vue directe. Ceci est intéressant pour préserver l’intimité de certains locaux (DECORGLASS®, MASTERGLASS®, SATINOVO® MATE).